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A LA COMMUNAUTE Décret Inscriptions: "Un accord? Oui, mais est-ce la bonne solution?"

Publié le 25 décembre 2009

Les composantes PS-cdH-Ecolo du Gouvernement de la Communauté française sont enfin arrivées à trouver fort laborieusement un accord sur les inscriptions en 1ère année du secondaire.

Le MR s'en réjouit pour les parents, les élèves et les écoles qui vivaient dans l'anxiété depuis des années!

Toutefois, les négociateurs de la coalition au pouvoir semblent s'être donné un mort d'ordre: «Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?».

«Que d'opacité, que de complexité, en effet» a déclaré Françoise Bertieaux, Chef de Groupe MR au Parlement de la Communauté française.

Mais à ce stade et en fonction des annonces faites par le Gouvernement, le MR pose question sur certains points:

  • Ce nouveau système permettra-t-il réellement que l'on ne se retrouve pas, comme à la rentrée 2009, avec des enfants sans école ? Et,le cas échéant, qu'est-il prévu pour ces enfants, sachant que le risque est grand à Bruxelles et en Brabant wallon ? 
  • Le MR comprend bien la logique de mobilité et de proximité mis en avant par le Gouvernement, mais pose malgré tout deux problèmes :
  1. Dans certains quartiers dits « favorisés » ou « défavorisés », ce critère géographique va plutôt renforcer le phénomène de ghettoïsation qu'engendrer plus de mixité sociale.
  2. Quid des 3.000 enfants issus de la périphérie et des élèves francophones scolarisés dans l'enseignement primaire néerlandophone ?
  • La mise en place d'un classement cotant les élèves surnuméraires, en fonction de leur degré d'adéquation aux critères définis par le Gouvernement, est un mécanisme centralisé et très complexe qui échappe à tout contrôle des parents. Sachant les couacs survenus à la Ville de Bruxelles avec le logiciel informatique, quelles garanties auront également les parents que les données ont été traitées correctement ?

« Un autre souci a été écarté par cette majorité : en effet, cela a déjà été rappelé, mais les critères, encore aujourd'hui utilisés pour déterminer quelle école peut être considérée comme « défavorisée », sont obsolètes et ne tiennent pas compte de la situation individuelle de l'élève. Si je peux me réjouir pour tous les parents et directions d'écoles qu'une solution soit enfin dégagée, je ne suis pas certaine d'une part que ce système se montrera juste et évitera les péripéties du passé ; d'autre part que l'objectif de mixité sociale soit un jour atteint de cette façon », regrette Françoise Bertieaux, Chef de Groupe MR au Parlement de la Communauté française.

Enseignement Inscriptions Communauté française Françoise Bertieaux