Publié le 16 décembre 2009
Le Gouvernement bruxellois PS-cdH-Ecolo demeure figé face au problème de l'occupation précaire de logements à rénover alors que des familles sont sans abri en ce début d'hiver particulièrement rigoureux.
«Il n'y a toujours rien de concret alors que l'hiver est bel et bien là!», dénonce Vincent De Wolf, Chef de File des Parlementaires libéraux bruxellois et Bourgmestre d'Etterbeek.
«De nombreux ménages sont en attente d'un logement, et le problème est encore plus manifeste au cœur de l'hiver» a expliqué le Député MR. Vincent De Wolf est d'ailleurs revenu à la charge mardi en interpellant le Secrétaire d'Etat Ecolo au Logement, Christos Doulkeridis, lui demandant s'il était prêt à accorder un droit précaire d'occupation dans les quelque 2.500 logements sociaux vides à Bruxelles, apportant ainsi une solution certes provisoire mais néanmoins concrète à une crise qui frappe la Région de plein fouet.
«Malheureusement, et même si Monsieur Doulkeridis semble d'accord avec l'idée que j'ai avancée, force est de constater que, malgré l'urgence du problème, seul un groupe de travail a été mis en place au sein de la SLRB (Société du Logement de la Région de Bruxelles-Capitale) et qu'aucune action concrète n'a encore été prise par celui-ci. Après deux réunions, ce groupe de travail n'a pas encore été en mesure de mettre en place une base légale qui permettrait de faciliter l'accès à ces logements inoccupés» constate Vincent De Wolf.
Celui-ci proposait pour sa part le recours au commodat (prêt à usage), nettement plus simple à mettre en place, ainsi qu'une modification du Code du logement permettant l'instauration d'une période transitoire d'occupation d'un logement non conforme audit code pendant le temps nécessaire à sa rénovation.
Vincent De Wolf avait proposé début octobre, déjà, de faire occuper provisoirement des logements publics vides nécessitant une rénovation, mais néanmoins habitables, par des familles en attente d'un toit. Facile à mettre en place, grâce au recours au commodat, cette mesure avait le mérite d'apporter une solution rapide à la crise du logement qui sévit aujourd'hui à Bruxelles. Ce système aurait permis la mise à disposition, quoique provisoire mais néanmoins réelle et rapide, de bâtiments ou parties de bâtiments publics non-occupés durant la saison hivernale.
Malheureusement, cette proposition avait été rejetée par le Bureau élargi sous prétexte que «la question avait été mal posée.»
Hiver Logement Région bruxelloise Vincent De Wolf
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