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Publié le 08 décembre 2009
Alors que l'avenir de la planète est débattu en ce moment même à Copenhague et que l'hiver arrive à grands pas, le Député et Chef de file des parlementaires libéraux bruxellois, Vincent De Wolf, a interpellé ce mardi la Ministre de l'Environnement, Evelyne Huytebroeck, sur l'inapplicabilité des mesures à prendre en cas de pics de pollution. En effet, élaboré dans l'urgence durant l'hiver 2008-2009 sous la pression de la Ministre alors que la Région bruxelloise était confrontée à de fréquents pics de pollution, l'Arrêté du Gouvernement qui expose lesdites mesures d'urgence se révèle dans les faits totalement inapplicable.
Pour rappel, la Région a défini trois niveaux d'alertes en cas de pics de pollution :
Concrètement, la mise en œuvre de la réglementation nécessite en la matière un règlement de police administrative commun aux 19 communes. Ce sont donc les communes qui sont chargées de délivrer les dérogations à l'interdiction de circuler et la police qui sera chargée du contrôle.
Mais dans les faits, les mesures à prendre si le niveau 2 est atteint sont inapplicables, aussi bien en ce qui concerne les dérogations que le contrôle, démontrant le peu de bon sens dont a fait preuve la majorité lors de l'élaboration hâtive de cet Arrêté. En effet, le citoyen qui souhaite disposer d'une dérogation doit la demander plusieurs semaines à l'avance, tout en démontrant la nécessité absolue de circuler le jour en question... ce qui est impossible. En effet, les pics de pollution ne sont généralement annoncés que 48 heures à l'avance, rendant ce règlement dénué de tout effet concret !
À une époque de l'année où la santé du citoyen est plus que jamais exposée aux particules fines et aux gaz nocifs, et à l'heure du sommet de Copenhague, le Député Vincent De Wolf a insisté sur l'urgence du problème, alors que la Ministre campe sur ses positions et ne semble pas vouloir mettre à l'étude une autre option que les plaques alternées.
« Madame la Ministre, nous ne pouvons pas nous permettre de nier le problème et c'est pour cette raison que j'insiste, le contrôle est impossible et la prévention n'est pas suffisante ! Lorsque la santé du citoyen est en danger et à l'heure où l'avenir de la planète est débattu, il faut des mesures concrètes et praticables ! » a déclaré Vincent De Wolf.
La police a en effet clairement fait savoir qu'il ne lui était pas possible d'organiser de contrôle dans l'état actuel des choses et donc d'infliger des sanctions ! Les communes seront donc ridiculisées puisque les dérogations qu'elles délivreront n'auront plus aucune utilité ! Madame Huytebroek, pour des raisons peu claires, préfère donc se contenter de faire de la prévention à coups de « campagnes publicitaires d'envergure » plutôt que de mettre au point un système efficace et praticable et ce alors que la santé de tous les bruxellois est en jeu !
Ce ne sont pourtant pas les solutions qui manquent, comme l'a rappelé Vincent De Wolf. Un système de pastilles de couleurs permettrait à la police d'identifier les véhicules autorisés à rouler de façon nettement plus aisée plutôt que de devoir commencer à lire chaque plaque d'immatriculation qui passe. Facile à mettre en œuvre et simplifiant grandement la procédure, la Ministre n'a pourtant pas abordé le sujet et a préféré réexpliquer les prétendus avantages de mesures qui sont pourtant inapplicables ! Pas un mot non plus sur l'impossibilité de repérer visuellement les véhicules propres, qui une fois plongés dans la circulation sont quasiment impossibles à identifier à l'œil nu.
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