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A LA REGION Insécurité croissante du réseau de la STIB : l’Olivier victime d’apathie politique ?!

Publié le 04 mars 2011

Ce vendredi matin, en séance plénière du Parlement régional bruxellois, le député et Chef de file des députés libéraux bruxellois, Vincent DE WOLF, interrogeait la Ministre Brigitte GROUWELS sur l’insécurité croissante du réseau de la STIB.

L’occasion pour le député libéral de revenir sur le nombre d’actes de violence physique en hausse persistante : « 437 cas en 2009, 960 cas en 2010 et une année 2011 qui démarre sur les chapeaux de roue ! Une hausse qui n’est pas proportionnelle à l’augmentation du nombre de voyageurs. Il est donc plus que temps de prendre des mesures concrètes ! » Et si depuis 2008, un système d’amendes administratives est en vigueur au sein de la STIB, celui-ci ne produit manifestement pas les effets recherchés. Et pour cause, en 2009, les 150 agents du département « Sûreté et Contrôle » n’ont dressé que 350 amendes, soit deux amendes par an et par agent ! Les agents de prévention actifs sur le réseau jouent quant à eux un rôle plus que négligeable, privés de formation adaptée ils sont tout bonnement relégués à l’orientation des usagers égarés. « Une large refonte de la sécurité de la STIB s’avère donc indispensable ! » estime Vincent DE WOLF.

Pourtant, face aux incidents de ces dernières semaines, le Gouvernement bruxellois a agit dans une cacophonie générale. De 80 vigiles privés annoncés le 8 février, la STIB n’en recevra que 10 ce 1er mars… Trois semaines auront donc été nécessaires pour placer 10 agents de la firme Securitas sur le terrain. « Les voyageurs comme le personnel de la STIB sont en attente de mesures concrètes, visant à améliorer la sécurité sur le réseau, bien loin des maigres mesures cosmétiques et médiatiques annoncées par l’Olivier bruxellois » déplore le député libéral.

Pour Vincent DE WOLF, plusieurs mesures doivent être prises dans les meilleurs délais afin de garantir la sécurité des citoyens au sein du principal para-régional bruxellois :

-        Réaliser un audit portant sur l’organisation de la sécurité de la STIB : Pourquoi un si faible taux de sanctions administratives ? Faut-il plus d’agents de sécurité ? Une analyse externe de l’organisation de la sécurité s’impose en tout cas, une réforme du système devant nécessairement être apportée ;

-        Réactiver et renforcer le système des sanctions administratives : résorber le sentiment d’impunité sur le réseau ne se fera que si toute incivilité, aussi minime soit-elle, est passible d’une amende administrative. A ce titre, interdire temporairement l’accès au réseau aux auteurs d’acte de violence sur celui-ci constituerait un excellent incitant ;

-        Initier de nouvelles collaborations policières : la problématique de l’insécurité trouvera aussi une réponse dans l’amélioration globale de la sécurité en Région bruxelloise, notamment par le renforcement en hommes des zones de police locale. Une meilleure collaboration entre la police et les agents de sécurité doit être encouragée. Une mise en contact directe des véhicules de la STIB avec le dispatching de la zone de police où ils se situent doit être encouragée, tout comme la transmission des images de surveillance à la police à la suite d’incidents.

-        Evaluer les priorités budgétaires en termes de sécurité : Quelles sont les priorités à donner aux moyens alloués à la sécurité de la STIB pour laquelle la Région verse un montant complémentaire sous la forme d’une allocation spéciale ? La priorité devait-elle être donnée à la mise en place de coûteux portiques de sécurité selon un plan d’installation plus guidé par la volonté d’engranger des bénéfices supplémentaires que d’équiper les stations où l’insécurité était la plus présente ?

Vincent DE WOLF est, enfin, revenu sur le cas des vigiles privés fraîchement engagés.

Le député libéral s’est interrogé sur leur rôle précis au sein du réseau de la STIB. Sont-ils limités à prévenir les agents de sécurité de la STIB, et donc à un rôle purement préventif, ou bien peuvent-ils également constater des infractions bien précises, refuser l’accès au réseau à toute personne dépourvue de titre de transport valable et intervenir concrètement dans un rôle de sécurisation ?

A ces nombreuses questions, la Ministre de la Mobilité n’a apporté que peu de réponses ; la plus concrète étant l’engagement prochain (pas avant avril) de quelque 20 agents de sécurité et 20 agents de prévention lesquels resteront sans pouvoir d’intervention, soit un renforcement bien maigre des moyens humains utiles à la sécurisation du réseau de la STIB.

Pour le reste : pas de feuille de routeni de priorités annoncéesguère plus de stratégie réaliste en vue de contrecarrer la persistance de la violence au sein de la STIB. La Ministre n’a cependant pas manqué d’énoncer longuement des constats et idées vagues et imprécises, dont la plupart ne devraient être mises en oeuvre.

Enfin, des bancs de la majorité, la palme des interventions reviendra au député socialiste Jamal IKAZBAN lequel a accusé l’opposition libérale de ségrégationnisme et de démagogie dans ses interventions pour plus de sécurité à la STIB. Agité sur ce dossier, Monsieur IKAZBAN semble vouloir plus protéger les auteurs d’actes de violence que le personnel et usagers de la STIB ! Et, pour lui, d’oublier que ce n’est pas un Vice-premier Ministre libéral qui a dernièrement proposé le recours aux militaires. Ah ! Démagogie !

 

Texte de l’interpellation développée en séance plénière du Parlement bruxellois :
INT 2011-03 Insécurité croissante du réseau de la STIB

STIB Sécurité